Extraits d’articles de presse

C’est bizarre l’écriture

L’HUMANITÉ – GÉRALD ROSSI – 04/02/2020
Voilà un délicat voyage en territoire de lettres et de mots que proposent Orit Mizrahi et Awena Burgess. C’est bizarre l’écriture est à la fois un hommage à l’écrivaine Christiane Rochefort mais aussi à l’acte lui même, à la pensée produite, à l’humour et à l’engagement. Sur scène, un joli bric-à-brac poétique permet de dérouler le fil. Avec des instants chantés, cette parenthèse originale, veut prouver que “l’écriture est bien un exercice physique”. Et pas triste.

WEBTHÉÂTRE – GILLES COSTAZ – 15/02/2020
C’est un spectacle d’hommage comme l’on n’en voit pas, ou très peu. Deux femmes saluent une auteure disparue, Christiane Rochefort. Mais l’hommage n’est pas seulement littéraire. Orit Mizrahi et Awena Burgess ont connu l’écrivain, qu’elles ne veulent pas laisser dans l’oubli, et l’évoquent en amies, citant autant leurs souvenirs et le journal intime que des fragments des livres importants. Comme le titre le laisse entendre, ce sont les secrets de l’écriture qui sont au cœur de l’hommage : les thèmes, le travail au quotidien, la machine à écrire (deux vieilles Underwood ou Brother, comme on n’en fait plus, crépitent sur le bureau), la musique, le monde parisien… Orit Mizrahi a organisé la rencontre comme une séance de travail qui dévierait dans le désordre de la conversation et virerait sans cesse à la confidence, à la reconstruction amusée et admirative d’un passé qu’on ressuscite sans nostalgie visible. Elle impose une présence douce, complice, méditative. Awena Burgess n’a pas coupé les ponts avec la jeunesse, elle est l’amie jeune de l’écrivain, charmeuse, blagueuse, et qui chante à ravir. L’hommage qui est rendu se déroule ainsi dans une grâce continue.

LES LETTRES FRANÇAISES – MARTINE SAGAERT – FÉVRIER 2020
Orit Mizrahi et Awena Burgess réussissent à transmettre leur passion pour une oeuvre qui, quelque vingt ans après la disparition de Christiane Rochefort, garde sa force et sa beauté. Duo et écriture vive, mise en scène endiablée en connexion avec la folie de la création. L’univers de Christiane Rochefort prend forme évanescente et ludique. Les jeux textuels se nouent aux jeux musicaux. Un spectacle émouvant, une approche originale qui donne envie de relire Christiane Rochefort.

FOU DE THÉÂTRE – FRÉDÉRIC BONFILS – 02/03/2020
Orit Mizrahi s’est servi de l’essai, C’est bizarre l’écriture, mais aussi d’autres textes et poèmes de Christiane Rochefort. Elle en a fait une très belle adaptation théâtrale et, surtout, une magnifique mise en scène dans une scénographie de Jean-Baptiste Manessier, digne des arts plastiques. Awena Burguess qui accompagne Orit Mizrahi dans cette déambulation délicate et poétique, au sein de la pensée littéraire et de la mémoire, en plus d’interpréter ce magnifique texte, chante merveilleusement. Orit et Awena, comme deux enfants joyeux, semblent prendre beaucoup de plaisir sur cette scène qui regorge d’amour et de respect pour cette immense auteure. Plus qu’un brillant hommage, elles nous proposent un voyage intime et profond dans l’esprit de l’écrivaine et dans les méandres de la création littéraire

FROGGY’S DELIGHT – PHILIPPE PERSON – 02/02/2020
Awena Burgess et Orit Mizrahi, qui ont conçu ce spectacle et adapté C’est bizarre l’écriture en lui adjoignant des extraits des romans et essais de Christiane Rochefort, se souviennent de l’écrivaine qu’elles connurent toutes les deux très jeunes. Cette femme libre, féministe ouverte réfléchissant sur l’épanouissement sexuel que générait la liberté acquise dans les années 1960- 70, mériterait d’être relue pour, justement, éviter une inutile reprise de la guerre des sexes. Pendant 75 minutes, les deux jeunes femmes font leur maximum pour servir la cause de Christiane Rochefort dans un spectacle joyeux, qui n’a rien d’une leçon littéraire. On ne remerciera donc jamais assez les deux complices d’avoir réveillé Christiane Rochefort de son provisoire purgatoire. Grâce à elles, on prédit qu’on retrouvera bientôt son oeuvre complète dans les librairies et les bibliothèques.

LA GRANDE PARADE – CHRISTIAN KAZANDJIAN – 17/01/2020
Le verbe reste précis, inventif, sachant passer de l’humour et l’ironie, à l’émotion. C’est précisément d’écriture dont il est question dans C’est bizarre l’écriture. La vie de Christiane Rochefort, ses écrits vont s’imprimer, à l’aide de stylos-feutre et de rétroprojecteurs, sur la longue feuille blanche qui illumine la scène. On saura tout et un peu plus de cette femme qui choisit la littérature, sans négliger de sortir de la tour d’ivoire où seraient censés vivre les écrivains, pour affirmer « le droit à l’insoumission » durant la guerre d’Algérie, ou pour militer au MLF et, en 1971, pour participer, avec Simone de Beauvoir, Gisèle Halimi, Jean Rostand, à la création du mouvement Choisir la cause des femmes. On écoute des extraits de l’œuvre, des témoignages d’amis et proches, on balance, avec l’écrivaine morte en 1998, au rythme des chansons qu’elle aimait écouter, celles de John Lennon ou de Bob Dylan. On partage ses colères, ses réflexions sur l’architecture l’urbanisme, sur l’écologie, bien avant que le terme ne devienne une cheville obligatoire dans les discours politiques de l’heure. Awena Burgess, belle interprète des « songs » et Orit Mizrahi, qui signe la mise en scène, se démultiplient sur scène, domestiquant la figure tutélaire de l’écrivaine dont elle dévoile l’intimité. Appliquant la sentence de Verlaine : « de la musique avant toute chose », elles font instrument de tout : clavier de machine à écrire, froissements de papier, gerbe de stylos en bocal façon maracas, y ajoutant la voix. Un beau spectacle, mené tambour battant, mais avec son lot d’émotions, qui donne envie de (re)lire Christiane Rochefort qui comme, à la même époque, Violette Leduc, Albertine Sarrazin portèrent haut la parole des femmes, n’hésitant pas à parler de sexualité, de désir, des corps, sans affèterie, avec des mots crus quand nécessaire. Un langage vrai.

CULTURACTU – MARIE-HÉLÈNE ABROND – 09/02/2020
En publiant “C’est bizarre l’écriture” en 1970 aux Editions Grasset, Christiane Rochefort avait entrainé ses lecteurs dans une curieuse épopée, celle qui mène de la pensée créatrice à l’écrit, de l’univers des mots qui entraînent les phrases afin d’exprimer les idées. C’est à ce voyage, traduit sur scène que vous invitent Orit Mizrahi et Awena Burgess pour un spectacle dédié à l’écriture. Le duo de comédiennes raconte, dans un style fluide, teinté d’humour et souvent en musique, ce processus de l’écrit. Et puis, il y a le jeu avec la langue française, savamment tissé sur scène: le rythme entraîné par la ponctuation qui offre une respiration, les mots lancés, inventés pour créer de nouvelles idées et l’univers spécifique de la poésie. Autour de deux machines à écrire familières à l’auteur, telle une course à l’écrit, le jeu des deux comédiennes s’articule autour du feu de la création littéraire, de sa source, ses difficultés, ses joies. En abordant ce spectacle, il faudra vous laisser porter par les mots qui sonnent et résonnent et laisser venir à vous le monde des idées, tissé et joué à travers les extraits des ouvrages de Christiane Rochefort.

COUP2THEATRE – ISABELLE LEVY – 14/01/2020
Awena Burgess et Orit Mizrahi nous convient à découvrir l’univers iconoclaste, rageur, utopiste et poétique de Christiane Rochefort, une belle personne au style littéraire aussi corrosif qu’original et au langage d’une créativité rare. Allez donc au théâtre Les Déchargeurs découvrir ce spectacle plein de charme. La mise en scène est dynamique et très originale, les pauses musicales offertes par Awena sont un véritable bienfait pour l’âme et le corps, le tout nous donne l’envie pressante de nous caler dans notre fauteuil préféré pour se délecte de l’œuvre de Christiane Rochefort.

IT ART BAG – VALÉRIE BAUDAT – 26/02/2019
Les Déchargeurs proposent comme à leur habitude un spectacle de qualité et original. C’est;bizarre l’écriture nous plonge dans l’univers de Christiane Rochefort, pionnière du féminisme. C’est avec beaucoup de talent et un enthousiasme marqué qu’Awena Burgess et Orit Mizrahi nous font (re)visiter avec une mise en scène très dynamique une auteure visionnaire et engagée. Cette représentation donne véritablement envie de se (re)plonger dans la lecture des oeuvres decette femme libre.

RADIO LIBERTAIRE – ELISABETH CLAUDE ET SYLVIE GILLOT – 04/02/2020
Une vie rejouée et incarnée de façon profonde, toute l’émotion passe à travers la voix et le chant dans une transmission féminine au service de Christiane Rochefort. C’est magique.

OUVERT AUX PUBLICS – BERNARD GAURIER – 14/07/2021
S’il existe des grains de minutes riches, doux et bien-être, les 75 que nous offrent ce beau spectacle sont à glisser dans un sablier plaisir. Awena Burgess et Orit Mizrahi ont toutes les deux partagé, enfants, des heures de vie de l’écrivaine Christiane Rochefort. Le temps passant, elles ont examiné leurs poches et y ont trouvé de quoi ciseler un beau moment théâtral. Mêlant souvenirs d’enfance et textes de l’auteure, elles nous rappellent également l’actualité et l’audace des écrits d’une femme du siècle dernier.

AGORA VOX – ORÉLIEN PÉRÉOL – 02/08/2021
Un spectacle comme une magie calme, limpide, douce et tendre.